google-site-verification=FwChc2WvS_ShEboL4TfbknY_YkakEShds9-_XS-OKKQ Parcours et collections | Musée d'art et d'histoire du Cap de Gascogne

ADRESSE

Couvent des Jacobins

Rue du général Lamarque

40500 Saint-Sever

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Parcours et collections

Mêler le plaisir et l’érudition

         Le parcours se tisse autour d’un fil chronologique tiré à travers les espaces du musée. De l’Antiquité à la période médiévale, il revient sur les différents trésors de la ville, ainsi que leur importance et rôle dans l’histoire.

         Le Musée d’art et d’histoire du Cap de Gascogne propose une expérience ludique et interactive construite autour d’objets archéologiques et fac-similés. Il permet de découvrir le patrimoine et le passé de la cité historique des Landes, entres adultes ou en famille. En effet, il s’adresse à toute personne souhaitant plonger dans l’histoire du territoire du Cap de Gascogne, positionné à la lisière de la plaine des pins et des paysages agricoles de la Chalosse.

La section gallo-romaine

         L’aile dédiée aux collections gallo-romaines permet de mettre en lumière deux sites archéologiques exceptionnels de Saint-Sever. 

         Le premier site est la villa du Gleyzia. Une demeure gallo-romaine du IVe siècle découverte dans le quartier d’Augreilh au sud de la ville, mais très rapidement abandonnée en raison de l’arrivée de populations germaniques s’installant à proximité. Elle est redécouverte en 1870 lors de travaux de réfection de la voirie. Les fouilles mettent au jour de nombreuses mosaïques étonnamment bien conservées. Une partie d’entre elles sont alors transférées dans la maison personnelle de Léopold Capdeville, maire de Saint-Sever. Actuellement, ces trésors sont conservés dans cette demeure particulière connue sous le nom de « Maison Sentex », nom qui lui est donné en référence à la famille Sentex, ayant occupé la propriété tout au long du XIXe siècle. Régulièrement fouillé, ce site de la villa du Gleyzia a permis de dévoiler de nombreux objets. Ils sont étudiés aujourd’hui, afin comprendre les activités de cette villa luxueuse.

        Le second site, situé sur l’actuelle butte de Morlanne, est le Palestrion, un mystérieux palais gallo-romain devenu demeure fortifiée des comtes de Gascogne au Moyen Âge et démantelé au XVIIe siècle. Certains décors ont été réemployés dans l’abbatiale et une dizaine de chapiteaux retrouvés en 1900 est exposée au musée. Ces traces archéologiques, révèlent une construction de grande ampleur : elle apparaît en effet dans le Beatus à la même taille que l’édifice situant Rome sur la mappemonde.

Pourquoi venir ?

 Au-delà de l’histoire gallo-romaine, cette section dévoile aux visiteurs les coulisses des activités du musée. Exposées dans leur caisse de conservation, les pièces archéologiques sensibiliseront le public au minutieux travail d’inventaire des collections.

La section abbaye

         La deuxième partie de la visite est dédiée à l’époque médiévale, période faste pour Saint-Sever, donnant lieu à de nombreuses métamorphoses. Elle revient sur la fondation de l’abbaye bénédictine, qui, pendant un siècle, devient le centre culturel et politique de la Gascogne.

        Pour comprendre cette épopée, la section est jalonnée de nombreux dispositifs de médiation accompagnant les pièces exposées. Si le plus beau témoignage de cette époque est l’abbatiale et ses décors sculptés, qu’il est possible de visiter encore aujourd’hui, le musée propose de porter à hauteur des yeux les plus beaux chapiteaux de l’édifice grâce à des moulages réalisés par les habitants de la ville, à l’occasion d’ateliers participatifs.

         Le Moyen Âge donne également naissance au couvent des Jacobins, qui abrite aujourd’hui le musée. L’aile nord se clôture avec l’histoire de cette deuxième communauté religieuse qui s’installe dans la ville au XIIIe siècle. Saint-Sever est, en effet, la seule ville des Landes à conserver deux cloîtres monumentaux encore en élévation.

Pourquoi venir ?

Tous les ateliers présents dans cette aile permettent une plongée dans l’histoire de la Gascogne au Moyen Âge, tout en partageant un moment de plaisir et de jeu.

Les salles du Beatus

         La dernière section est dédiée au Beatus, célèbre manuscrit enluminé du XIe siècle présentant le commentaire de l’Apocalypse du moine Béatus de Liébana. Il est commandé par l’abbé Grégoire de Montaner, un esprit hors normes formé à l’abbaye de Cluny, véritable centre culturel à cette époque, à l’origine du plan monumental de l’abbatiale à sept absides échelonnées. Précieusement conservé à la Bibliothèque Nationale de France, ce manuscrit est le seul parmi les trente-deux Beatus retrouvés aujourd’hui à avoir été réalisé au nord des Pyrénées.

         Il renferme cent-cinq riches enluminures, telles que la Mappemonde, l’Oiseau terrassant le serpent, ou encore les Cavaliers de l’Apocalypse. D’un raffinement extrême et d’une grande modernité, ces images constituent l’un des plus beaux témoignages de l’art roman et révèlent l’existence d’un prestigieux atelier au sein de l’abbaye.

Pourquoi venir ?

Si le Beatus reste un mot très abstrait, le musée apporte un éclairage interactif sur un chef-d’œuvre médiéval. Ces salles permettent de découvrir le manuscrit et ses enluminures à travers des ateliers de manipulation et des dispositifs numériques.